L’envolée des cours a marqué une pause dans la semaine du 19 avril. Le marché est à un niveau entraînant un doute au sein des investisseurs. Mais les résultats satisfaisants observés au cours du premier trimestre, notamment dans le retour des rachats d’actions et le luxe soutiennent les marchés financiers.

La montée des cours inquiète les investisseurs 

Les cours sont montés trop haut ou trop vite ? Ces derniers jours, les bourses européennes ont repris leur souffle après avoir grimpé à de nouveaux sommets. La reprise violente de l’épidémie dans ces pays émergents, la perspective d’une hausse de la fiscalité sur le capital aux États-Unis et la lenteur des campagnes de vaccination ont pesé sur le sentiment des investisseurs. L’indice paneuropéen STOXX 600 a mis deux mois pour subir une première baisse hebdomadaire (-0 ;8 %), tandis que le CAC 40 reculait de 0,47 %, mettant ainsi fin à trois semaines consécutives de hausse.

Emmanuel Cau de Barclays souligne que les valorisations d' actions mondiales semblent en effet tendues et les multiples atteignent les niveaux les plus élevés après le boom des dot com. Il faut souligner que grande a été la surprise de constater la rapidité à laquelle les marchés européens ont retrouvé des couleurs. Le STOXX 600 reste toujours proche de son record historique, atteint il y a une semaine à peine. Le CAC 40 quant à lui évolue toujours à ses plus hauts niveaux depuis 2000.

Le luxe est moteur du CAC 40

Patrick Guérin de Bordier et Cie estime que les craintes concernant un krach des marchés financiers ne sont pas pour autant justifiées. Il ajoute que les corrections temporaires sont normales et ne remettent pas en cause la tendance haussière. Il insiste sur le fait que les résultats d’entreprises sont au rendez-vous et il n’y a aucune raison pour que le marché ne continue pas de progresser. Les attentes sont énormes et les analystes comptent sur une hausse de 53 % des bénéfices des entreprises européennes cette année.

Pour Kering ou Hermès, les poids lourds du CAC 40 ont affirmé leur capacité à rebondir avec des ventes dépassant déjà le niveau d’avant-crise au cours du premier trimestre. Les consommateurs américains et asiatiques se sont jetés sur les produits de luxe, à défaut de pouvoir dépenser leur argent à l’étranger.